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19.06.2007

Dimanche 19 juin 1977 - Johnny Rotten est agressé au couteau

Au lendemain du Jubilé de la Reine, Jamie Reid, le graphiste des Sex Pistols, est attaqué au bas de son appartement de Borough. Ses agresseurs l’abandonnent avec le nez en miettes et la jambe cassée. Quelques jours plus tard, c’est au tour de John Lydon de tomber dans une embuscade.

« Après la sortie de “God Save The Queen”, nous avons commencé à nous faire taper dessus dans la rue. C’était une autre raison qui faisait que j’avais tendance à me balader avec un grand nombre d’amis, particulièrement des hooligans. Ils pouvaient faire cesser cela. Il m’était physiquement impossible de sortir dans les rues tout seul. J’aurais été attaqué. Le dedain et toutes ces sottises coutumières dans les journaux. Si je pétais, c’était considéré comme un affront à la société et je devais être puni. C’est toujours comme cela en Angleterre – des bandes d’alcooliques errant dans les rues qui pensent qu’ils protègent la société. L’un dans l’autre, c’est ce qui est arrivé. Certaines attaques étaient assez sévères. J’ai été poignardé juste à côté du studio, tandis que nous enregistrions l’album “Bollocks”. C’était même avant que ce putain de disque ne sorte. Les 45 tours étaient sortis, mais l’album ne l’était pas. Nous sommes allés dans un pub au coin de la rue – pas bien loin de ce même vieux quartier d’Arsenal à Highbury où j’ai été élevé. Ce tas de salauds nous a simplement mis en pièces avec des couteaux gurkha, des lames, des rasoirs, tout l’attirail. J’étais avec le producteur Chris Thomas et Bill Price, l’ingénieur du son. Nous avons réussi à courir au parking et nous nous sommes enfermés à double tour dans la voiture de Chris. Ils se sont mis à déglinguer la voiture et ont démoli de pare-brise tandis que nous étions dedans. Ils ont cassé une des fenêtres et ont brandi une lame à l’intérieur. Je portais des pantalons de cuir très épais à l’époque. La lame est allée droit vers le bas. Si j’avais eu n’importe quoi de moins épais sur moi, elle aurait probablement déchiré ma jambe entièrement. La lame s’est collée dans mon genou. J’ai reçu un coup de poinçon en plein dans la main, près de mon pouce. Il est ressorti de l’autre côté, près de mon petit doigt. Cela a endommagé les tendons de ma main gauche. Je ne jouerai plus jamais de guitare à cause de cela. Aïe, aïe, aïe ! Je ne peux plus fermer mon poing gauche correctement. C’est un peu dur parce que je suis gaucher. J’ai pensé que j’allais mourir. En tout cas, ce n’est pas passé loin. Et la police ne voulait rien savoir.

“Regardez dans quel état vous êtes !”

Merci beaucoup. Je ne suis pas un bagarreur. Je me suis détendu, mais il n’y avait pas grand-chose à faire contre ce genre d’artillerie. Ils étaient au moins douze. Et ils nous ont injuriés.

“Nous aimons notre reine.”

Cela m’a paru très curieux. C’était une chose si stupide à dire. Je suis sûre qu’elle a été très fière d’eux, cette nuit-là. »

(Rotten par Lydon, p. 194.)

Deux jours plus tard, c’est Paul Cook qui est roué de coups.

“C’était le long de Goldhawk Road”, raconte-t-il, “J’avais des chaussures de teddy boy. De jeunes teds se sont pointés : ‘Oï, punk, pourquoi t’as ces chaussures ? – Je les aime bien, pourquoi ?’ Alors ils nous ont suivis, et j’ai pris une bonne raclée, ils m’ont cogné avec un truc en métal. On était repérés, tout le monde connaissait nos visages. C’était une sale période.”
(Cité dans England’s dreaming, p. 418.)

Commentaires

C'est vrai... c'est naze toute cette violence... mais il faut assumer, non ?

Bien à Vous...

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Ecrit par : Nebo | 01.07.2007

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