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29.11.2006

New York Dolls

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New York, 1971. Cinq garçons dans le vent viennent de former un groupe de rock. Au chant David Johansen, à la lead guitar Johnny Thunders, à la guitare rythmique Syl Sylvain, à la basse Arthur Kane et à la batterie Billy Murcia. Au même moment, la scène underground new-yorkaise est marquée par les provocations du « théâtre ridicule » de John Vaccaro, Charles Ludlam et Tony Ingrassia, qui propose des spectacles extravagants de travestis ou de freaks de toutes sortes (siamois, bébés Thalidomide, etc.), le tout dégoulinant de paillettes.

« JOHN VACCARO : Je n’ai jamais envisagé quelque chose comme un quelconque “mouvement glitter”. J’utilisais les paillettes au théâtre depuis le milieu des années cinquante. Mais en fait, je ne m’intéressais pas aux trucs de folles. Ça ne m’intéressait pas de promouvoir l’homosexualité. Ma sensibilité est différente. Il y avait deux écoles : les homosexuels, et les gens de théâtre. Certains des homosexuels ont fait ce qu’ils pensaient être du théâtre : “Pourquoi on n’irait pas dans un night-club pour faire un spectacle de travelos comme La Cage aux folles ?” Voilà ce que c’était. Mais ce n’était pas du théâtre. Ce n’était absolument pas du théâtre.
La panacée du théâtre, ça a toujours été l’homme face à lui-même : Hamlet, le Roi Lear, Willie Loman, Blanche DuBois. Quant à moi, j’ai toujours pensé que la panacée du théâtre, c’est le monde face à lui-même. J’emmerde “l’homme”. “L’homme”, j’ai renoncé. Le monde m’intéresse davantage. Quoi qu’il en soit, il y avait deux écoles. La mienne avait un contenu social, celle des autres, non.
Et j’utilisais les paillettes comme élément de la mise en scène. Rien de plus. Les paillettes, c’était le côté criard de l’Amérique, c’est comme ça que je les interprétais. Et c’était joli. Les paillettes, c’était un maquillage. J’en utilisais parce que ça revenait à fourrer l’Amérique sous le nez des Américains. C’était le côté criard de Times Square. Tu sais, si tu retires les lumières, que reste-t-il de Times Square ? Rien. »
(Please Kill Me, p. 134)

David Johansen, adepte du « théâtre ridicule », a certainement compris la leçon de Vaccaro lorsqu’il prend la décision d’utiliser des talons hauts, des pantalons de vinyle et des attributs féminins (rouge à lèvres, boas…) pour habiller ses New York Dolls. Là non plus, il n’y a aucune « fierté gay » à revendiquer – d’ailleurs les membres du groupe sont tous hétérosexuels – mais une volonté de provoquer en mettant sous les yeux du public américain le cliché grotesque de son rêve doré.

« DAVID JOHANSEN : (…) Je ne sais pas d’où est venu l’aspect “glitter”. C’est juste qu’en matière de fringues, on était à fond pour le recyclage. Notre truc, c’était de reprendre des vieux vêtements et de se mettre à les porter. Je crois qu’on a appelé ça le rock “glitter” parce que certains des gamins qui venaient nous voir souvent se mettaient des paillettes dans les cheveux ou sur le visage. La presse en a conclu que c’était du rock glitter – l’expression elle-même venait d’un journaliste quelconque, mais c’était juste du rock’n’roll classique. On jouait des chansons d’Otis Redding, de Sonny Boy Williamson, Archie Bell and the Drells, alors on ne se considérait pas comme un groupe de rock glitter, on était rock’n’roll, c’est tout.
Et on pensait que c’était comme ça qu’on est censé être quand on joue dans un groupe de rock’n’roll. Extravagants. »
(Please Kill Me, p. 172)

Le premier concert des New York Dolls a lieu la veille de Noël 1971 au Endicott Hotel, un asile pour sans-abris. Bientôt, ils joueront régulièrement au Mercer Arts Center (dans la salle Oscar Wilde) et au Diplomat Hotel. Le groupe est influencé par le rhythm and blues, les premiers albums des Stone, le MC5, les Stooges et bien entendu le glam rock à la Marc Bolan et David Bowie. Ils sont clairement des précurseurs du punk-rock dans leur volonté de revenir aux morceaux de trois minutes en abandonnant les solos interminables de guitare ou de batterie. Il n’est pas question d’être des techniciens du rock’n’roll, il faut que le public, en voyant les Dolls sur scène, puisse se dire : « Je peux en faire autant ». Et le fasse.
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« LEEE CHILDERS [photographe] : Les Dolls ont créé une scène phénoménale et c’est devenu extrêmement tendance d’aller les voir. On n’allait pas simplement voir les Dolls pour voir les Dolls – il fallait être vu au concert des Dolls.
C’était un truc vraiment interactif. Les gens qui n’étaient pas sur scène participaient tout autant au spectacle que les musiciens. Tous les membres du public étaient aussi excentriques que les Dolls. Il y avait Wayne County, les Harlots of 42nd Street, Sylvia Miles, Don Johnson, Patti D’Arbanville, tout le toutim, dans le public, à danser.
Puis évidemment il y avait David Bowie et Lou Reed, qui étaient là pour regarder et en prendre de la graine. David Bowie venait beaucoup voir les New York Dolls. Lou est venu quelques fois.
Du coup, quand les Dolls jouaient au Mercer Arts Center, ça a été un des rares moments où l’endroit à la mode où il fallait être vu correspondait à l’endroit où il faisait bon être, parce que c’était le meilleur rock’n’roll entendu depuis longtemps. Du vrai rock’n’roll. »
(Please Kill Me, p. 176)

Très vite, les New York Dolls sentent venir le succès. Leur manager, Marty Thau, cherche à l’accélérer en les envoyant jouer en Angleterre, en première partie de Rod Stewart. Là encore, le succès est immédiat, et les propositions de contrat s’accumulent. C’est le moment que choisit Billy Murcia, le batteur des Dolls, pour mourir, le 6 novembre 1972, à l’âge de vingt-et-un ans, dans des circonstances sordides. Il s’est rendu à une fête à Londres, et a commencé à s’étouffer à cause d’un mélange d’alcool et de barbituriques. Les gens autour de lui ont paniqué et n’ont rien trouvé de mieux à faire que de le déposer dans une baignoire et d’ouvrir le robinet pour le ranimer. Et Billy Murcia est mort noyé.
Ce drame aurait pu sonner la fin des New York Dolls si Jerry Nolan, qui suivait le groupe depuis ses débuts, n’avait pas convaincu David Johansen qu’il fallait continuer. Et tant qu’à faire, il était prêt à remplacer Murcia derrière les fûts. Au lieu de se séparer, les Dolls reprennent donc leur activité avec un nouveau batteur. La nouvelle formation donne son premier concert le 19 décembre 1972, ajoutant cette fois à l’étiquette de travestis que la presse leur avait collée, celle de dangereux toxicos – une image déplorable pour la jeunesse.

« MARTY THAU : (…) Donc on a donné une série de concerts dans toute la ville – au Kenny’s Castaways, au Max’s – et on a fait monter la pression. Le groupe est devenu de plus en plus célèbre et Paul Nelson, qui était directeur artistique à Mercury, est venu tous les soirs. Finalement, après des mois et des mois de négociations avec des maisons de disques qui n’arrivaient pas à rassembler assez de couilles pour signer les New York Dolls, Paul Nelson a arrangé le coup. Les Dolls ont signé chez Mercury Records. Je dois l’avouer, Mercury n’était pas notre premier choix, mais ils avaient du courage. » (Please Kill Me, p. 195)
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L’album, produit par Todd Rundgren, sort en 1973, le groupe doit partir jouer à Los Angeles, mais c’est Arthur Kane qui cette fois pose problème : sa petite amie, Connie Gripp (qui deviendra plus tard la copine de Dee Dee Ramone, passant d’un bassiste à un autre), lui a planté un couteau dans le pouce, touchant le tendon. Il est donc remplacé un temps par Peter Jordan, qui assure le dernier concert au Max’s Kansas et la tournée américaine.
Le deuxième album, Too Much Too Soon, est produit par George Morton et sort l’année suivante. Peu de temps après, ils sont remerciés par Mercury Records. Au même moment, Malcolm McLaren est à New York. Les Dolls le connaissent parce qu’à Londres, ils ont visité sa boutique Sex. McLaren propose de devenir leur manager et de les relancer. Selon lui, il faut que le groupe redevienne aussi provocant qu’il a pu l’être à ses débuts – et quoi de plus provocant, aux Etats-Unis, que l’imagerie communiste ?
L’idée était de faire une « fête rouge », en installant un gigantesque drapeau communiste sur la scène, derrière le groupe, et d’habiller ses membres en vinyle rouge. David Johansen et sa bande se sont un peu laissé faire, s’amusant peut-être de cette idée bizarre, mais McLaren éprouvait réellement l’envie de les politiser. Le résultat a été d’accélérer leur fin. Ils ont joué avec le groupe Television à l’Hippodrome, avant de partir en tournée en Floride. En bon manager, McLaren place Johnny Thunders et Jerry Nolan en cure de désintoxication, et Arthur Kane à l’hôpital pour soigner son alcoolisme. Le résultat n’est pas probant, et c’est chargés comme des mules qu’ils partiront en Floride. Il était clair à ce moment-là que le groupe commençait à s’enliser, et les problèmes de drogue de Thunders et Nolan n’arrangeaient rien. Un soir à Miami, Jerry Nolan a pris la décision de quitter le groupe, et Johnny Thunders a choisi de le suivre.

« SYL SYLVAIN : (…) Je ne réalisais pas ce qui se passait. David a rejoint son mobil home et s’est foutu au pieu, sans même manifester le moindre intérêt pour les événements. Malcolm répétait des trucs encourageants comme “Allez, les gars, faut avancer ! N’oubliez pas qui vous êtes !” Et Arthur sortait à peine du brouillard où l’avait plongé sa cure de désintox, le simple fait qu’il soit là était appréciable.
Alors j’ai dit : “Ok, ils s’en vont. Chargeons tout dans la bagnole.” Et Malcolm et moi avons conduit Johnny et Jerry à l’aéroport dans le break. J’ai donné son sac à Johnny et comme ils s’éloignaient, j’ai fini par saisir ce qui était en train de se passer. Je me suis retourné vers eux et j’ai demandé : “Et les Dolls ?”
Le seul à tourner la tête, ç’a été Jerry Nolan, qui a dit : “Au diable les Dolls.” »
(Please Kill Me, p. 281)

La suite, on la connaît : au même moment, Richard Hell quitte Television, et Nolan, Thunders et lui formeront The Heartbreakers avec le guitariste Walter Lure. Et Malcolm McLaren finira par rentrer en Angleterre pour s’occuper des Sex Pistols.

New York Dolls – Personality Crisis (1973)

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New York Dolls – Looking For A Kiss (1973)

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New York Dolls – Babylon (1974)

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New York Dolls – Chatterbox (1974)


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26.11.2006

Vendredi 26 novembre 1976 - Sortie du premier 45 tours des Sex Pistols

Anarchy In The U.K. / I Wanna Be Me

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Après une assez longue période de silence – rien de très marquant dans l’histoire du punk-rock, sinon quelques concerts (c’est au Hendon Polytechnic de Londres, le 20 novembre, que les Sex Pistols ont joué pour la première fois « No Future ») – me revoilà avec ma chronologie du désastre.
Tout juste un mois après les Damned, c’est au tour des Pistols de sortir leur premier simple, chez EMI. Après la session d’enregistrement des studios Landsdowne, la version de « Anarchy », jouée dans les conditions bordéliques du live et s’achevant par un terrible feedback, a été refusée.

« “EMI ne voulait pas d’‘Anarchy’ de toute façon”, dit Goodman. “Ils voulaient une chanson pop, ‘I’m so pretty’, comme ils l’appelaient. Glen s’y était résolu mais ‘Anarchy’ était la chanson la plus forte, et c’est celle qu’on allait faire. On m’a appelé chez EMI, Mike Thorne y était allé avec Glen et ils avaient fait leur propre mixage de ma production. Ils m’ont fait écouter cette soupe, et j’ai pété les plombs. Alors ils sont allés au studio huit pistes de EMI et ont fait cinq ou six prises avec Thorne.” » (England’s dreaming, p. 282)

C’est finalement aux studios Wessex que sera enregistrée la version single de « Anarchy In The UK », alors que le budget de 10 000 livres qui devait être utilisé pour cette galette était déjà presque épuisé. McLaren avait fini par choisir de la produire avec Chris Thomas, qui avait collaboré à l’album blanc des Beatles, produit Roxy Music et mixé Dark Side Of The Moon de Pink Floyd. Les rapports entre Chris Thomas et John Lydon étaient plutôt tendus, les Pistols avaient l’habitude de travailler avec Goodman, et Thomas apparaissait comme un perfectionniste, favorisant la section rythmique, ajoutant des overdubs de guitare pour façonner le mur de son qui sera la signature du groupe.

« Il y avait de la pression pour que ce disque sorte, non seulement pour satisfaire aux exigences du marché des fêtes de Noël, mais pour conserver la position des Sex Pistols en tant que “leaders” du mouvement mondial que McLaren prétendait revendiquer pour l’Angleterre. Les enregistrements punks se répandaient dans le pays grâce à un nouveau type de distribution et de détaillants comme Bizarre, Rock On et Rough Trade. » (England’s dreaming, p. 283)

« LYDON : Une chose que nous avions parfaitement comprise : si nous signions avec un petit label, nous aurions une promotion et un pressage à petite échelle. Trop peu de disques pour trop peu de magasins. Si vous voulez changer quelque chose dans ce monde, vous devez l’attaquer sur tous les fronts. Au départ nous avons refusé l’offre de Virgin car c’était encore trop petit. Ils voulaient nous signer dès le départ, mais ils n’avaient pas d’argent. A l’époque, tout ce qu’ils avaient était quelques magasins. Cela aurait été stupide de signer avec Virgin plus tôt. Cela n’aurait pas marché. Ils devaient vendre quelques disques de Mike Oldfield de plus pour être capable de se payer ce que nous avions en tête.

COOK : “Anarchy” a obtenu quelques bonnes critiques et a été bien accepté dans l’ensemble. Le disque a été rejeté par EMI immédiatement, donc en 5 minutes c’était réglé. Il est entré dans les hit parades à la 28ème place, et puis éjecté aussitôt. »
(Rotten par Lydon, p. 114)

Sex Pistols – Anarchy In The UK

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Sex Pistols – I Wanna Be Me


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Anarchy In The UK

I am an antichrist
I am an anarchist
Don't know what I want
But I know how to get it
I wanna destroy passer by
Cause I
Wanna be
Anarchy
No dogs body

Anarchy for the UK
It's coming sometime and maybe
I give a wrong time stop at traffic line
Your future dream is a shopping scheme
Cause I
I wanna be
Anarchy
In the city

How many ways to get what you want
I use the best
I use the rest
I use the enemy
I use anarchy
Cause I
Wanna be
Anarchy
It’s the only way to be

Is this the MPLA
Or is this the UDA
Or is this the IRA
I thought it was the UK
Or just
Another
Country
Another council tenancy

I wanna be
Anarchy
And I wanna be
Anarchy
Know what I mean
And I wanna be
Anarchist
Get pissed
Destroy


I Wanna Be Me

Turn the page and it’s the scoop of the century
Don't wanna be L7
I had enough of this
This is brainwash
And this is a clue
To the stars who fool you
Tell me why you can’t explain
You're only looking for vinyl

Yeah, didn't they fool you
They wanna be you

Gimme world war three
We can live again
You didn't fool me
I fooled you
You wanna be me
Yeah, you wanna be me
You wanna be someone
Ruin someone
Yeah, didn't I fool you
I ruined you
Yeah, didn't I fool you
I sussed you out

I got you in the camera
And I got you in my camera
A second of your life
Ruined for life
You wanna ruin me in your magazine
You wanna cover us in margarine
And now is the time
You got the time
To realise
To have real eyes

Down, down, down, down
I'll take you down on the underground
Down in the dark
And down in the crypt
Down in the dark
Where the typewriter fit
Down with your pen and pad
Ready to kill
To make me ill
Down, wanna be someone
Wanna be someone
Need to be someone
You wanna be me
Ruin me
A typewriter god
A black and white king
PVC
Blackboard books
Black and white
Wanna be me

11.11.2006

Jeudi 11 novembre 1976 - Les Damned en tournée

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Le 11 novembre 1976, les Damned partent en tournée en première partie des Flamin’ Groovies. Mais dès le premier soir au Coatham Bowl de Redcar, ils volent la vedette à la tête d’affiche en réalisant une performance explosive. A tel point que les Flamin’ Groovies décident d’annuler le reste de la tournée, prétextant d’une grippe. Cela n’empêchera pas les Damned d’assurer les concerts restants, jouant le lendemain au Eric’s de Liverpool, puis le 13 au Barbarellas de Birmingham, avant d’achever cette petite tournée au Roundhouse de Londres, avec les Troggs.
C’est à ce genre d’exemples qu’on peut voir combien le punk, en flattant le besoin de désordre et de rébellion de la jeunesse, est un mouvement qui renverse tout sur son passage. Jusqu’à présent, il était de bon ton que les musiciens débutants soient soutenus par les vétérans, qu’on leur donne charitablement les moyens de s’exprimer mais qu’ils restent un peu à leur place. Le punk-rock ne s’encombre pas de ce genre de respect dû aux aînés. L’humilité du néophyte, ce n’est pas son truc. Il faut brûler les idoles, brûler les étapes, aller le plus vite possible en faisant le plus de bruit possible, comme une mob trafiquée dont les freins auraient lâché, et qui dévalerait une pente à 65° ! Ces jeunes aux cheveux courts font paraître bien timorés les anciens du rock’n’ roll. C’est donc cela, la leçon qu’ils ont retenue du MC5, des Stooges ou des New York Dolls : le rock est une pente raide qu’on dévale à fond la caisse, et on dénombrera les morts après l’atterrissage…

Flamin’ Groovies – Shake Some Action

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The Troggs – Wild Thing

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Damned – Born To Kill


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